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L'APPEL A CANDIDATURE POUR LA PROMOTION 2017-2019 DE L'EFG EST EN COURS JUSQU'AU 11 AOUT 2017

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Le Mot Du Directeur

 Se former dans une institution professionnelle a toujours été un choix à la fois excitant et important pour l'éducation et la carrière future de tout  individu. L'Ecole de Faune de Garoua (EFG) dont les locaux couvrent une superficie de 24 ha, offre cette opportunité aux étudiants des deux sexes, de tous les horizons.

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Bubale Major

L' Animal du mois

Le Bubale major est une grande antilope assez fine mais peu élégante, au dos fortement incliné vers l’arrière et au corps bien musclé. Sa taille voisine celle de cerf noble, avec une tête longue et étroite, elle porte un chevron blanchâtre entre les yeux donnant l’impression que l’animale a des lunettes. Les oreilles sont pointues, assez longues.

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VOYAGE D’ETUDE EFFECTUE PAR LES ETUDIANTS DE LA 29e PROMOTION DE L’ECOLE DE FAUNE DE GAROUA DANS LES ECOSYSTEMES FORESTIERS ET COTIERS DU SUD CAMEROUN

Au cours de l’année académique 2013/2014, les étudiants de la 29e promotion de l’Ecole de Faune de Garoua ont effectué deux grandes sorties de terrain dans les écosystèmes savanicoles notamment dans les parcs nationaux de Bouba-Ndjidda et de la Benoué situés dans la partie septentrionale du Nord Cameroun. Pour compléter les acquis lors de ces sorties, un autre voyage d’étude a été effectuée dans les écosystèmes forestiers et côtiers du Sud Cameroun comptant pour l’année académique 2014/2015. Cette dernière s’est déroulée du 30 novembre au 22 décembre 2014. Y ont pris part, tous les 43 étudiants des cycles B2 et C2 composés de 13 nationalités au total. Le personnel de l’EFG constitué de 16 enseignants dont deux instructeurs militaires, quatre cuisiniers et cinq chauffeurs a également pris part à ce voyage d’étude.

L’objectif global de la sortie était non seulement de faire découvrir aux étudiants les écosystèmes forestiers et côtiers, mais surtout de les confronter aux réalités en forêt. Ce qui leur permettrait d’avoir les connaissances requises et des aptitudes pour la gestion et la conservation des ressources naturelles en milieu forestier.

Pour atteindre cet objectif, trois étapes majeures correspondant à trois sites de camping ont été retenues : Somalomo, Mouanko et Mbalmayo.

Pourquoi avoir choisi ces sites ?

Somalomo en raison de sa proximité avec la Réserve de Biosphère du Dja et la disponibilité des infrastructures de l’EFG (amphi, dortoirs, bureaux, cases de passage, etc.).

Mouanko via Dizangue en raison de la présence des mangroves, des Réserves de Faune de Douala-Edéa et du Lac Ossa.

Mbalmayo en raison de la présence de l’Ecole Nationale des Eaux et Forêts, des entreprises de transformation du bois et de la proximité de cette ville avec le Parc National de la Mefou et le Jardin Zoo-botanique de Mvog-betsi.

1. Activités à Somalomo

La première étape à Somalomo, d’une durée de 10 jours, a consisté essentiellement à la finalisation des cours théoriques dont les travaux pratiques devaient se dérouler lors de ce voyage. Il s’agissait aussi de marquer notre présence au niveau de notre site. Les activités réalisées à Somalomo se rapportaient aux cours suivants :

  • Inventaire de la faune mammalienne ;
  • Inventaire de la faune aviaire ;
  • Inventaire de la végétation ;
  • Gestion de la faune dans les concessions forestières ;
  • Sport.

 

Une séance d’exposé dans l’amphi de l’EFG à Somalomo

 

L’inventaire de la faune mammalienne a été réalisé dans la Réserve de Biosphère du Dja (RBD) avec pour objectif d’appliquer les techniques de transect, de recce ou de recce/transect en zone de forêt.

 

Une empreinte d’éléphant observé lors des inventaires dans la RBD

 

En ce qui concerne l’inventaire de la faune aviaire, plusieurs méthodes ont été utilisées pour le comptage des animaux en milieux fermés. Nous citons entre autres la méthode dite des "captures-recaptures" et le cas des "passées".

 

Relachement des chauves-souris prises dans les filets lors des inventaires d'oiseaux

 

En inventaire de la végétation, l’objectif était  de faire un suivi écologique de la zone en mettant en place des parcelles permanentes. Pour ce faire, la méthode permanente dite circulaire a été appliquée. Sept  parcelles permanentes ont été mises en place au final,  soit quatre pour le cycle B et trois pour le cycle C.

Les activités de gestion de la faune dans les concessions forestières se sont essentiellement déroulées en salle de cours.

Dans le cadre des activités sportives et dans le but de renforcer la collaboration avec les populations locales de Somalomo, un match de football a été organisé entre les étudiants de l’EFG et les jeunes de Somalomo. Ce match s’est soldé sur un score de 3 buts contre 1 en faveur des jeunes de Somalomo.

 

    Séance d’étirement avant un match de football

2. Activités à Mouanko via Dizangué

La deuxième étape Mouanko via Dizangué s’est déroulée en cinq jours. Nous avons établi notre base au niveau du service de la conservation de la Réserve de Faune de Douala-Edéa. Les activités qui s’y sont déroulées se rapportaient aux cours d’Ichtyologie et pisciculture et de Gestion des zones humides. Des entretiens avec le conservateur de la Réserve du Lac Ossa, le chef de projet de l’ONG AMMCO (African Marine Mammal Conservation Organization), la responsable de la ZSL (Zoological Society of London) à Dizangué, le conservateur de la Reserve de Douala-Edéa à Mouanko et le coordonnateur de l’ONG CWCS (Cameroon Wildlife Conservation Society) à Mouanko ont également été menés. Ces entretiens ont de manière générale édifiée les apprenants sur les problématiques de gestion des zones humides et sur celles de la conservation des lamantins.

 

Photo de famille avec la responsable de ZSL  et conservateur de la Réserve de Faune du Lac Ossa

 

3. Activités à Mbalmayo

Cette étape a durée trois jours. C’est l’ENEF de Mbalmayo qui nous a servi de base de camping dans cette ville. Les activités menées étaient en relation avec les cours de Jardins zoologiques et Primatologie. Pratiquement, il s’est agi de la visite de l’ENEF (arboretum, étang piscicole et parcours dendrologique), la visite d’une société de transformation de bois (ECAM), la visite du Parc National de la Mefou (PNM) et du Jardin Zoo-botanique de Mvog-betsi.

Arboretum de l’ENEF de Mbalmayo

 

La visite au Parc National de la Mefou (PNM) a été très passionnante. Elle a permis de palper du doigt les réalités de terrain en ce qui concerne les primates surtout les grands singes, quand on sait qu’il n’est pas du tout évident de les rencontrer facilement dans la nature. Le Sanctuaire à primates de la Mefou a comblé toutes nos attentes dans la mesure où toutes nos inquiétudes et incertitudes quant à l’observation de ces grands singes ont été levées. En un laps de temps on a pu voir les gorilles, les drills et les mandrills dans un milieu semi naturel et nous pensons que si cette sortie n’avait pas eu lieu, il aurait fallu la créer.

Un gorille au Parc National de la Mefou

 

L’escale sur Yaoundé le dernier jour de la mission a permis la visite du jardin Zoo-botanique avec pour objectifs de faire observer aux apprenants les infrastructures aménagées pour garder les animaux en captivité et apprécier les difficultés liées à la gestion d’un jardin zoologique. De nombreux problèmes ont ainsi été relevés parmi lesquels l’exigüité des cages pour certaines espèces.

La visite au jardin zoo-botanique s’est achévée par une présentation du Directeur de la Faune et des Aires protégées (DFAP) qui nous a entretenue sur les mécanismes d’application des conventions relative  à la conservation de la biodiversité au Cameroun.

Conclusion

La sortie s’est achevée sur une note de satisfaction particulière des apprenants qui ont témoigné la pertinence des différentes présentations et des sites choisis pour l’étude. Venus des écosystèmes différents, les étudiants Rwandais, Burundais, Tchadiens, Centrafricains et Congolais démocratique qui n’ont pas d’ouverture sur la mer étaient particulièrement émus à l’étape de Mouanko. Les apprenants ont émis l’idée de sélectionner les cours qui ont trait à la forêt et les dispenser à Somalomo afin de mieux entretenir les infrastructures en place et d’allonger le séjour des étudiants à au moins trois mois en zone forestière et côtière.

 

 

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